Les mercredis du bois des Roches

Le mercredi 31 mai à 19h30

« Inscription au Patrimoine Mondial de l’UNESCO » : conférence dans le cadre des mercredis du bois des Roches.

Intervenant : J-L. Luxen. Lieu : Bois des Roches, Bihain 1

 

Le mercredi 21 juin à 19h30

« Ecrire et s’ouvrir à l’autre » : conférence dans le cadre des mercredis du bois des Roches.

Intervenant : F. Andriat. Lieu : Bois des Roches, Bihain 1

Infos : J-P Offergeld – 080/215606 – auboisdesroches@skynet.be

Élaborez votre pensée

La foi en la science
Compte-rendu de l’atelier « Élaborez votre pensée » du 8 juin 2017

La « philosophie », « amour de la sagesse » ou même « sagesse de l’amour ». Une éducation à la tempérance de plus de 2500 ans. Et trop souvent on attend encore d’elle quelque remède, quelque consolation. Pourtant, cette discipline présente aussi une tout autre facette, mentalement moins confortable : elle se veut éveil et développement de l’esprit critique associé à une volonté d’imaginer. Pour nous exprimer plus concrètement, il ne s’agit pas seulement de faire preuve de vigilance pour décrier tout ce qui ne va pas dans la société, mais aussi de proposer des alternatives, des manières de vivre différentes.
Comment rencontrer ce double objectif ? La mise en commun de nos savoirs et réflexions sous le contrôle et l’encouragement des autres semble aujourd’hui particulièrement encouragé (l’on parle notamment de « brainstorming » et de « laboratoire d’idées »), mais déjà Socrate procédait de la sorte dans les fameux « Dialogues platoniciens ». Aussi, est ce que nos soirées philosophiques mensuelles essayent particulièrement de promouvoir : oser exprimer ses pensées et profiter de celles des autres pour susciter l’émulation.
Lors de la dernière soirée, notre échange a porté sur la « foi » qui motive et enferme les scientifiques dans leur activité de recherche. Ainsi, à côté du processus expérimental ou dispositif technique relativement normés dans et avec lequel le chercheur fonde son travail, le corpus de connaissances sur lequel il assoit ses réflexions et démonstrations (quitte à s’évertuer à le renverser), peut constituer un frein à la découverte, à l’innovation, à l’invention et même à la création (cette différence terminologique mériterait en elle-même une investigation). , À coup sûr, l’espoir d’arriver à un résultat est également un moteur incontestable de la recherche. Néanmoins, la question du financement de celle-ci et le besoin du jeune chercheur d’être reconnu par ses pairs ou les élites de son domaine peuvent souvent modérer et endiguer son audace à remettre en cause ses devanciers ou suivre l’une ou l’autre direction qui pourtant le tente. Enfin, il faut lever une illusion tenace : une théorie scientifique n’est jamais qu’une interprétation du réel, une fiction qui a sans doute l’avantage de pouvoir déboucher sur des applications concrètes, mais qui, idéalement, doit toujours pouvoir être rivalisée pas d’autres, plus performantes tant sur le plan de l’explication que sur celui des retombées concrètes. Il n’y a pas de vérité définitive ! Cela signifie, par exemple, qu’une nouvelle théorie pourrait, dans l’avenir, supplanter celle de Newton concernant la gravitation universelle.
Si le doute comme tel doit soutenir la recherche, c’est aussi une confiance plus raisonnée et limitée dans le progrès scientifique, lui-même plus réfléchi et maîtrisé, qui doit prévaloir dans l’esprit du profane. En tant que citoyen impliqué, il importe ainsi que ce dernier considère la complexité réelle d’un phénomène. Ici, l’exemple le plus probant est celui de l’introduction des OGM sur le marché. Pour éviter ses tristes conséquences, la mise sur le circuit de ce nouveau processus aurait dû faire l’objet d’une réflexion a priori sur les plans politique et social, au lieu d’être simplement laissée au pouvoir (avec ses lobbies) éco-technico-scientifique.
À l’encontre de ces holdings agro-alimentaires, les moyens d’action dont dispose la société civile sont effectivement nombreux : en aval, la pétition contre (divers points de) leur stratégie, le boycott (de certains) de leurs produits, mais aussi, en amont, la surveillance du financement et le contrôle de l’avancée des recherches (du moins dans les secteurs les plus critiques — à définir). Il conviendrait ainsi que les différentes instances du pouvoir représentatif puissent, par ses décisions et ses visions d’un avenir salutaire, infléchir le monde de la recherche et de l’industrie pour le mettre au service d’une communauté que celle-ci soit globale ou locale (qui n’a pas entendu parler des normes et mesures de l’AFSCA ?). Enfin, même si c’est la jeunesse d’aujourd’hui qui fera le monde de demain, notre devoir n’est-il pas de l’informer des avantages et inconvénients de tel ou tel système pour qu’à son tour, elle soit en mesure d’exercer, en même temps que son jugement critique, son esprit inventif avec pour horizon un monde plus juste.
Le cerveau de celui qui n’a que des certitudes arrête de fonctionner…
Oscar Wilde
Vos commentaires sont les bienvenus sur al.size.af@gmail.com
Prochaine rencontre le 14 septembre, à 19h, dans les locaux de la Bibliothèque publique de Vielsalm. Thème choisi : « Homme/femme : quelle différence ? ».

Sur la route de l’Art Nouveau : escales européennes

« Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage… » Joachim du Bellay

Une, deux, ou trois soirées consacrées à l’Art Nouveau vous sont proposées par Convention-Culture à la Bibliothèque Publique de Vielsalm dès 19h30. C’est une magnifique occasion de voyager à travers tout l’ancien continent pour découvrir ou redécouvrir ce style qui a éclot un peu partout en Europe à la fin du XIXe siècle pour atteindre sa pleine floraison au début du XXe.

Le 29 mai 2017 : « De Bruxelles à Barcelone »

… ou de Horta à Gaudi. Deux escales pour apprendre la patience !

La première, celle de notre architecte bruxellois à tout penser quand il s’attaque au plan d’une construction dans le moindre détail.

La seconde, celle de l’architecte catalan résidant à certains moments sur le chantier pharaonique de sa cathédrale pour tout lui consacrer : La Sagrada Familia

Le 12 juin 2017 : « De Glasgow à Munich »

… ou les centres méconnus. C’est au coeur d’une ville qui connaît tous les maux de l’industrialisation, comme ses voisines anglaises directes, que va se développer une des branches les plus accomplies de l’Art Nouveau, celle portée par Charles Rennie Mackintosh.

A Munich, à Weimar et à Darmstadt, le mobilier et la viaisselle, l’architecture et la décoration intérieures sont sculptés dans un savant mélange de formes tantôt souples tantôt anguleuses, de lignes tantôt moelleuses tantôt tranchantes, le tout débouchant sur un résultat fameux.

Le 26 juin 2017 : « De Vienne à Prague en passant par Helsinki »

… ou trois capitales dont une inattendue. Des immeubles d’Otto Wagner aux armoires de Joseph Hoffmann, des pavillons de Joseph Maria Olbrich aux sculptures de Max Klinger, des pendules d’Adolf Loos aux éventails de Bertold Löffler, nous parcourrons l’Autriche. De la gare centrale d’Eliel Saarinen aux maisons de campagne d’Hermann Gesellius, des tables de Louis Sparre aux vases de la verreries Wärtsilä nous explorerons la Finlande. Le tout, avant de poser nos regards dans les délicates affiches publicitaires d’Alfons Mucha dans la capitale tchècque.

Infos et réservations : Emmanuelle Dethier – vielsalm.culture@gmail.com – 080/217045 ou 0470/045117. Conférencier : Emmanuel Grégoire, historien de l’art. Lieu : Bibliothèque Publique de Vielsalm, Rue de l’Hôtel de Ville 9. Paf : 5 euros

Élaborez votre pensée

 

Compte-rendu de l’atelier « Élaborez votre pensée » du 13 avril 2017

Le travail est une valeur essentielle, et pour la reconsidérer il faut faire preuve d’audace ! Aujourd’hui, ce terme est supplanté par celui d’emploi auquel s’oppose celui de chômage, double face d’une nécessité et même d’une obsession : gagner sa vie par le travail. Aussi, le fait que le chômeur reçoive un revenu sans fournir une contrepartie est, aux yeux de beaucoup, une anomalie.

Avoir un emploi garantit non seulement un salaire, mais aussi un statut social, une respectabilité, une ouverture possible vers des projets de vie. Mais qu’en est-il des multiples formes de souffrance physique, morale et psychologique qu’occasionne le travail dans notre modèle économique, passé et actuel ? Deux études récemment réalisées en France le montrent : tandis que seulement 13% à 20% de la population apprécierait son activité professionnelle, le burn out et le bore out représenteraient 60% des motifs d’arrêt maladie.

Alors, le travail est-il l’expression majeure de son humanité dans la mesure où il lui permet de se réaliser ? Ou est-il plutôt le symptôme de la dépendance de l’homme à l’égard de la nature, le synonyme d’efforts et de peine en vue de la production de biens et de services ?

La liberté est-elle la finalité du travail ou le travail est-il devenu la finalité de la liberté ? Autrement dit, l’exercice d’un métier assure-t-il une émancipation ou peut-on s’estimer libre simplement parce qu’on a la « chance » d’avoir un emploi ? Mais de quelle liberté-émancipation parle-t-on en réalité ? À quelles conditions le travail peut-il devenir une façon de vivre véritablement humanisante ?

Ces nombreuses interrogations taraudent, peu ou prou, nos vies contemporaines passées, pour les uns, dans le temps contraint du travail et, pour les autres, en « loisir forcé » dû à l’absence d’emploi — soit deux sources d’insatisfaction chronique.

Le temps de notre vie, parlons-en justement ! Quand nous ne travaillons pas, nous sommes « occupés » à récupérer nos forces pour être capable de reprendre le travail ou encore à dépenser le fruit de notre labeur dans les grandes surfaces. Quoiqu’il en soit, le temps non consacré, d’une façon ou d’une autre, au travail est rapidement ressenti comme perdu : « le temps c’est de l’argent gagné », nous a-t-on inculqué.

Condamné à « gagner son pain à la sueur de son front », l’homme a constamment cherché à se libérer grâce à ses inventions techniques et technologiques. Or, le constat reste affligeant. Aujourd’hui, l’homme travaille selon des rythmes effrénés — celui des machines justement ! Paradoxalement, il se soumet (pendant plusieurs décennies) à des conditions pénibles d’emploi dans le but de bien vivre et même de mieux vivre (un jour). Sans fin, il s’agit pour lui de combler des besoins subjectifs, artificiellement créés par l’univers de la grande consommation et des loisirs qui prospèrent sur le terreau qu’ils ne cessent eux-mêmes de fertiliser. Que deviendrait l’industrie automobile, par exemple, si au lieu de changer de voiture tous les 7 ou 8 ans, on se bornait à en acheter une d’occasion tous les 15 ans ?

Cependant, dans les sociétés occidentales et cela depuis la fin des « 30 Glorieuses », le taux de chômage n’a cessé de grimper. Loin d’avoir disparus, la pauvreté et le précariat sont devenus permanents. Le sentiment d’exclusion et d’inadaptation sociale qui en a résulté a eu un effet nocif sur le moral d’une grande partie de la population, déstructurant considérablement l’individu et déséquilibrant gravement la société.

Alors, pour contrer une lancinante crise de système ne pourrait-on pas reconsidérer, plus courageusement, la répartition de l’emploi et celle des revenus, et plus particulièrement — pourquoi pas ? — l’allocation universelle. Ce dernier thème est fort controversé, mais il présente également une double vertu essentielle : permettre enfin à l’individu de se libérer de l’angoisse de survivre par son emploi et de donner une orientation bien différente à la valeur « travail » : vecteur d’imaginaire aussi bien individuel que collectif, pouvoir réel d’agir sur l’environnement dans son ensemble, porteur en somme d’un sens nouveau pour l’homme, rétabli dans sa dignité de créateur. Imaginez seulement un PNB qui ne rendrait plus compte du volume de richesses produites par le travail, mais qui évaluerait le temps rendu disponible pour que chacun veille et œuvre à son authentique épanouissement.

En accordant plus d’attention et de valeur à ses loisirs et, par cette voie, plus de valeur à sa vie, l’homme devrait parvenir à s’affranchir de sa condition qu’il croit encore première de « travailleur en service ». Cessant, en même temps, d’être un consommateur assidu de biens artificiels, pour se réaxer sur ses besoins réels, il reprendrait sa vie en charge, et par là, confiance en lui-même. Sans qu’il soit encore laissé aux professionnels défaillants le droit de décider de son sort, gageons enfin que chacun retrouvera ses possibilités d’action sur la vie publique aussi bien associative que politique.

Dans le Droit à la paresse (1881), Lafargue dénonce les « bienfaits du travail » que prêche la morale traditionnelle sans tenir compte des conditions réelles dans lesquelles il s’exerce. Dans l’Apologie des oisifs (1877), Stevenson va déjà plus loin. Il accuse les forces au pouvoir de rendre, par un travail salarié sans intérêt, la population passive, de la manipuler ; l’école l’ayant déjà disciplinée et soumise. Aussi prône-t-il ce qu’il appelle l’« oisiveté décidée », celle qui permet de développer l’imagination et la créativité, celle qui ouvre à la rencontre, à l’imprévu, à l’aventure, au plaisir et à la jouissance. Faisons-nous, dès maintenant, les hérauts de ces deux auteurs visionnaires !

Vos commentaires sont les bienvenus : al.size.af@gmail.com

Prochaine rencontre le 8 juin, à 19h, dans les locaux de la Bibliothèque publique de Vielsalm.

Thème choisi : « La foi en la science ».

 

La Racinothèque

Une nouvelle structure à la bibliothèque,

le Centre de Documentation Salmien de la Maison du Parc

Son rôle :

  • rassembler et conserver les documents relatifs à la vie salmienne tels que livres, affiches, photographies, récits de vie, articles de presse, cartes postales, diapositives, K7, CD, enregistrements vidéo, etc.
  • être un lieu vivant de rencontres et de partage par le biais d’animations (conférences, expositions, causeries, …)
  • relayer les informations et activités des associations liées au patrimoine.

Votre rôle : participer à la sauvegarde de la mémoire collective et enrichir les sources permettant de valoriser l’histoire de notre territoire en prêtant ou en donnant des documents. Qui n’a pas au fond de sa mémoire ou dans son grenier, traces et souvenirs relatifs au passé de notre commune ? Les archives d’origine privée constituent bien souvent une source de connaissance inestimable !

Notre rôle :

  • collecter les documents : tout document, même anodin, peut permettre d’offrir un éclairage parfois singulier, toujours intéressant et souvent précieux pour l’histoire salmienne.
  • conserver les documents : prêtés ou donnés sous convention, ils seront numérisés, photocopiés, photographiés, … en fonction de leur état et de leur nature.

La Racinothèque est ouverte le lundi de 13h00 à 17h00 et le vendredi sur rendez-vous.

N’hésitez pas à nous contacter : racinotheque@gmail.com  ou  080 21 70 45

Élaborez votre pensée

 

 

 

 

Une politique de décroissance de par chez nous… aussi

Compte-rendu de l’atelier « Élaborez votre pensée » du 9 mars 2017

Bien sûr, tout le monde connaît l’adage attribué à Montaigne (16e s.) : « Je préfère une tête bien faite à une tête bien pleine. » Et pourtant ! Certes, un vrai échange d’idées peut parfois servir d’exutoire à la frustration inhérente à nos existences. Le plaisir aussi de rallier, momentanément, à soi ceux qui comme nous prétendent être moins dupes que les autres. Et pourtant ! Est-ce bien cela réfléchir, bâtir une pensée efficiente, organiser un programme d’action !? « L’imagination au pouvoir », lisait-on sur les murs de 68. Et si aujourd’hui encore nous tâchions de faire de cette folie douce notre meilleure alliée.

« Il ne faut pas de diplôme pour exercer un mandat politique », entend-on souvent dire. Mais est-ce que savoir nous procure quelque pouvoir pour autant ? Même partagée par une multitude, une idée en soi a‑t‑elle jamais changé le monde ? En fait, l’échelle à laquelle, de nos jours, le citoyen lambda peut espérer reprendre davantage possession de sa vie semble être principalement celle du local (un quartier, une commune, une ville…). Or, pour revendiquer cette autonomie à l’encontre des diktats de toutes sortes (des réglementations communales ou provinciales jusqu’aux mesures européennes), le premier effort à fournir consiste à identifier nos besoins de base sans plus (trop) être la proie d’une compulsion mercantile. En ce sens, des mouvements existent déjà dont l’objectif est de faire interdire la publicité !

Mais à y réfléchir plus concrètement, cette reconquête d’une certaine forme d’« autarcie communautaire » nécessite trois moments de mobilisation. D’abord, la sensibilisation du plus grand nombre d’habitants suivie de l’éveil d’un intérêt auprès des acteurs clés (les exploitants agricoles et les éleveurs, les artisans, les commerçants voire les banques « du coin »…). Cette ébauche de participation interactive doit, ensuite et rapidement, donner lieu à une réflexion plus poussée, à des expertises d’ordre économique, financière, juridique, sociologique, environnementaliste… relatives à la faisabilité d’un tel projet de relocalisation. Mais, dans quelles conditions cette volonté de réappropriation de nos destins aura-t-elle le plus de chance de réussir ? Ici, la cohérence, telle une mécanique bien huilée, en fera sans doute sa force principale. Ce n’est néanmoins pas encore tout. Arrivé à ce stade d’élaboration, une troisième étape, peut-être celle la plus difficile à franchir, ne peut absolument pas être négligée.

La question qui se pose alors est la suivante : comment ce désir de distanciation pourra-t-il se mesurer aux instances hiérarchiques de pouvoirs centralisateurs ou globaux (le respect des normes innombrables dont profitent les grands groupes industriels aux dépens des « petits » !) ? Pour pouvoir négocier une « sortie du système » et pratiquer une forme d’« isolationnisme » — deux termes mis actuellement à toutes les sauces —, assurément une grande finesse stratégique s’imposera. Il s’agira, probablement, du moins dans un premier temps, de jouer, diplomatiquement, non contre le système mais bien avec lui, à partir de l’intérieur et non depuis l’extérieur.

Gageons que le valeureux village des irréductibles Ardennais saura de la sorte résister à les forces envahissantes venues d’outre-fleuve aussi bien que d’outre-océan !

« Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant. » (Pierre Dac)

Vos commentaires sont les bienvenus sur al.size.af@gmail.com

Prochaine rencontre le 13 avril, à 19h (attention : changement d’heure), dans les locaux de la Bibliothèque publique de Vielsalm. Thème choisi : « Travail mensonge — Loisir vérité ».