Les mercredis du bois des Roches

Le mercredi 31 mai à 19h30

« Inscription au Patrimoine Mondial de l’UNESCO » : conférence dans le cadre des mercredis du bois des Roches.

Intervenant : J-L. Luxen. Lieu : Bois des Roches, Bihain 1

 

Le mercredi 21 juin à 19h30

« Ecrire et s’ouvrir à l’autre » : conférence dans le cadre des mercredis du bois des Roches.

Intervenant : F. Andriat. Lieu : Bois des Roches, Bihain 1

Infos : J-P Offergeld – 080/215606 – auboisdesroches@skynet.be

Sur la route de l’Art Nouveau : escales européennes

« Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage… » Joachim du Bellay

Une, deux, ou trois soirées consacrées à l’Art Nouveau vous sont proposées par Convention-Culture à la Bibliothèque Publique de Vielsalm dès 19h30. C’est une magnifique occasion de voyager à travers tout l’ancien continent pour découvrir ou redécouvrir ce style qui a éclot un peu partout en Europe à la fin du XIXe siècle pour atteindre sa pleine floraison au début du XXe.

Le 29 mai 2017 : « De Bruxelles à Barcelone »

… ou de Horta à Gaudi. Deux escales pour apprendre la patience !

La première, celle de notre architecte bruxellois à tout penser quand il s’attaque au plan d’une construction dans le moindre détail.

La seconde, celle de l’architecte catalan résidant à certains moments sur le chantier pharaonique de sa cathédrale pour tout lui consacrer : La Sagrada Familia

Le 12 juin 2017 : « De Glasgow à Munich »

… ou les centres méconnus. C’est au coeur d’une ville qui connaît tous les maux de l’industrialisation, comme ses voisines anglaises directes, que va se développer une des branches les plus accomplies de l’Art Nouveau, celle portée par Charles Rennie Mackintosh.

A Munich, à Weimar et à Darmstadt, le mobilier et la viaisselle, l’architecture et la décoration intérieures sont sculptés dans un savant mélange de formes tantôt souples tantôt anguleuses, de lignes tantôt moelleuses tantôt tranchantes, le tout débouchant sur un résultat fameux.

Le 26 juin 2017 : « De Vienne à Prague en passant par Helsinki »

… ou trois capitales dont une inattendue. Des immeubles d’Otto Wagner aux armoires de Joseph Hoffmann, des pavillons de Joseph Maria Olbrich aux sculptures de Max Klinger, des pendules d’Adolf Loos aux éventails de Bertold Löffler, nous parcourrons l’Autriche. De la gare centrale d’Eliel Saarinen aux maisons de campagne d’Hermann Gesellius, des tables de Louis Sparre aux vases de la verreries Wärtsilä nous explorerons la Finlande. Le tout, avant de poser nos regards dans les délicates affiches publicitaires d’Alfons Mucha dans la capitale tchècque.

Infos et réservations : Emmanuelle Dethier – vielsalm.culture@gmail.com – 080/217045 ou 0470/045117. Conférencier : Emmanuel Grégoire, historien de l’art. Lieu : Bibliothèque Publique de Vielsalm, Rue de l’Hôtel de Ville 9. Paf : 5 euros

Élaborez votre pensée

 

Compte-rendu de l’atelier « Élaborez votre pensée » du 13 avril 2017

Le travail est une valeur essentielle, et pour la reconsidérer il faut faire preuve d’audace ! Aujourd’hui, ce terme est supplanté par celui d’emploi auquel s’oppose celui de chômage, double face d’une nécessité et même d’une obsession : gagner sa vie par le travail. Aussi, le fait que le chômeur reçoive un revenu sans fournir une contrepartie est, aux yeux de beaucoup, une anomalie.

Avoir un emploi garantit non seulement un salaire, mais aussi un statut social, une respectabilité, une ouverture possible vers des projets de vie. Mais qu’en est-il des multiples formes de souffrance physique, morale et psychologique qu’occasionne le travail dans notre modèle économique, passé et actuel ? Deux études récemment réalisées en France le montrent : tandis que seulement 13% à 20% de la population apprécierait son activité professionnelle, le burn out et le bore out représenteraient 60% des motifs d’arrêt maladie.

Alors, le travail est-il l’expression majeure de son humanité dans la mesure où il lui permet de se réaliser ? Ou est-il plutôt le symptôme de la dépendance de l’homme à l’égard de la nature, le synonyme d’efforts et de peine en vue de la production de biens et de services ?

La liberté est-elle la finalité du travail ou le travail est-il devenu la finalité de la liberté ? Autrement dit, l’exercice d’un métier assure-t-il une émancipation ou peut-on s’estimer libre simplement parce qu’on a la « chance » d’avoir un emploi ? Mais de quelle liberté-émancipation parle-t-on en réalité ? À quelles conditions le travail peut-il devenir une façon de vivre véritablement humanisante ?

Ces nombreuses interrogations taraudent, peu ou prou, nos vies contemporaines passées, pour les uns, dans le temps contraint du travail et, pour les autres, en « loisir forcé » dû à l’absence d’emploi — soit deux sources d’insatisfaction chronique.

Le temps de notre vie, parlons-en justement ! Quand nous ne travaillons pas, nous sommes « occupés » à récupérer nos forces pour être capable de reprendre le travail ou encore à dépenser le fruit de notre labeur dans les grandes surfaces. Quoiqu’il en soit, le temps non consacré, d’une façon ou d’une autre, au travail est rapidement ressenti comme perdu : « le temps c’est de l’argent gagné », nous a-t-on inculqué.

Condamné à « gagner son pain à la sueur de son front », l’homme a constamment cherché à se libérer grâce à ses inventions techniques et technologiques. Or, le constat reste affligeant. Aujourd’hui, l’homme travaille selon des rythmes effrénés — celui des machines justement ! Paradoxalement, il se soumet (pendant plusieurs décennies) à des conditions pénibles d’emploi dans le but de bien vivre et même de mieux vivre (un jour). Sans fin, il s’agit pour lui de combler des besoins subjectifs, artificiellement créés par l’univers de la grande consommation et des loisirs qui prospèrent sur le terreau qu’ils ne cessent eux-mêmes de fertiliser. Que deviendrait l’industrie automobile, par exemple, si au lieu de changer de voiture tous les 7 ou 8 ans, on se bornait à en acheter une d’occasion tous les 15 ans ?

Cependant, dans les sociétés occidentales et cela depuis la fin des « 30 Glorieuses », le taux de chômage n’a cessé de grimper. Loin d’avoir disparus, la pauvreté et le précariat sont devenus permanents. Le sentiment d’exclusion et d’inadaptation sociale qui en a résulté a eu un effet nocif sur le moral d’une grande partie de la population, déstructurant considérablement l’individu et déséquilibrant gravement la société.

Alors, pour contrer une lancinante crise de système ne pourrait-on pas reconsidérer, plus courageusement, la répartition de l’emploi et celle des revenus, et plus particulièrement — pourquoi pas ? — l’allocation universelle. Ce dernier thème est fort controversé, mais il présente également une double vertu essentielle : permettre enfin à l’individu de se libérer de l’angoisse de survivre par son emploi et de donner une orientation bien différente à la valeur « travail » : vecteur d’imaginaire aussi bien individuel que collectif, pouvoir réel d’agir sur l’environnement dans son ensemble, porteur en somme d’un sens nouveau pour l’homme, rétabli dans sa dignité de créateur. Imaginez seulement un PNB qui ne rendrait plus compte du volume de richesses produites par le travail, mais qui évaluerait le temps rendu disponible pour que chacun veille et œuvre à son authentique épanouissement.

En accordant plus d’attention et de valeur à ses loisirs et, par cette voie, plus de valeur à sa vie, l’homme devrait parvenir à s’affranchir de sa condition qu’il croit encore première de « travailleur en service ». Cessant, en même temps, d’être un consommateur assidu de biens artificiels, pour se réaxer sur ses besoins réels, il reprendrait sa vie en charge, et par là, confiance en lui-même. Sans qu’il soit encore laissé aux professionnels défaillants le droit de décider de son sort, gageons enfin que chacun retrouvera ses possibilités d’action sur la vie publique aussi bien associative que politique.

Dans le Droit à la paresse (1881), Lafargue dénonce les « bienfaits du travail » que prêche la morale traditionnelle sans tenir compte des conditions réelles dans lesquelles il s’exerce. Dans l’Apologie des oisifs (1877), Stevenson va déjà plus loin. Il accuse les forces au pouvoir de rendre, par un travail salarié sans intérêt, la population passive, de la manipuler ; l’école l’ayant déjà disciplinée et soumise. Aussi prône-t-il ce qu’il appelle l’« oisiveté décidée », celle qui permet de développer l’imagination et la créativité, celle qui ouvre à la rencontre, à l’imprévu, à l’aventure, au plaisir et à la jouissance. Faisons-nous, dès maintenant, les hérauts de ces deux auteurs visionnaires !

Vos commentaires sont les bienvenus : al.size.af@gmail.com

Prochaine rencontre le 8 juin, à 19h, dans les locaux de la Bibliothèque publique de Vielsalm.

Thème choisi : « La foi en la science ».

 

Élaborez votre pensée

 

 

 

 

Une politique de décroissance de par chez nous… aussi

Compte-rendu de l’atelier « Élaborez votre pensée » du 9 mars 2017

Bien sûr, tout le monde connaît l’adage attribué à Montaigne (16e s.) : « Je préfère une tête bien faite à une tête bien pleine. » Et pourtant ! Certes, un vrai échange d’idées peut parfois servir d’exutoire à la frustration inhérente à nos existences. Le plaisir aussi de rallier, momentanément, à soi ceux qui comme nous prétendent être moins dupes que les autres. Et pourtant ! Est-ce bien cela réfléchir, bâtir une pensée efficiente, organiser un programme d’action !? « L’imagination au pouvoir », lisait-on sur les murs de 68. Et si aujourd’hui encore nous tâchions de faire de cette folie douce notre meilleure alliée.

« Il ne faut pas de diplôme pour exercer un mandat politique », entend-on souvent dire. Mais est-ce que savoir nous procure quelque pouvoir pour autant ? Même partagée par une multitude, une idée en soi a‑t‑elle jamais changé le monde ? En fait, l’échelle à laquelle, de nos jours, le citoyen lambda peut espérer reprendre davantage possession de sa vie semble être principalement celle du local (un quartier, une commune, une ville…). Or, pour revendiquer cette autonomie à l’encontre des diktats de toutes sortes (des réglementations communales ou provinciales jusqu’aux mesures européennes), le premier effort à fournir consiste à identifier nos besoins de base sans plus (trop) être la proie d’une compulsion mercantile. En ce sens, des mouvements existent déjà dont l’objectif est de faire interdire la publicité !

Mais à y réfléchir plus concrètement, cette reconquête d’une certaine forme d’« autarcie communautaire » nécessite trois moments de mobilisation. D’abord, la sensibilisation du plus grand nombre d’habitants suivie de l’éveil d’un intérêt auprès des acteurs clés (les exploitants agricoles et les éleveurs, les artisans, les commerçants voire les banques « du coin »…). Cette ébauche de participation interactive doit, ensuite et rapidement, donner lieu à une réflexion plus poussée, à des expertises d’ordre économique, financière, juridique, sociologique, environnementaliste… relatives à la faisabilité d’un tel projet de relocalisation. Mais, dans quelles conditions cette volonté de réappropriation de nos destins aura-t-elle le plus de chance de réussir ? Ici, la cohérence, telle une mécanique bien huilée, en fera sans doute sa force principale. Ce n’est néanmoins pas encore tout. Arrivé à ce stade d’élaboration, une troisième étape, peut-être celle la plus difficile à franchir, ne peut absolument pas être négligée.

La question qui se pose alors est la suivante : comment ce désir de distanciation pourra-t-il se mesurer aux instances hiérarchiques de pouvoirs centralisateurs ou globaux (le respect des normes innombrables dont profitent les grands groupes industriels aux dépens des « petits » !) ? Pour pouvoir négocier une « sortie du système » et pratiquer une forme d’« isolationnisme » — deux termes mis actuellement à toutes les sauces —, assurément une grande finesse stratégique s’imposera. Il s’agira, probablement, du moins dans un premier temps, de jouer, diplomatiquement, non contre le système mais bien avec lui, à partir de l’intérieur et non depuis l’extérieur.

Gageons que le valeureux village des irréductibles Ardennais saura de la sorte résister à les forces envahissantes venues d’outre-fleuve aussi bien que d’outre-océan !

« Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant. » (Pierre Dac)

Vos commentaires sont les bienvenus sur al.size.af@gmail.com

Prochaine rencontre le 13 avril, à 19h (attention : changement d’heure), dans les locaux de la Bibliothèque publique de Vielsalm. Thème choisi : « Travail mensonge — Loisir vérité ».

Élaborez votre pensée

D’un bonheur trouble à un troublant bonheur

Compte-rendu de l’atelier « Élaborez votre pensée » du 9 février 2017

Durant des siècles, l’Église a détenu sur les consciences une hégémonie très peu contestée. Elle dictait ce qu’il fallait croire et, par là, prescrivait les valeurs dont l’individu devait poursuivre la réalisation durant son passage sur terre. Telle était pour lui la condition pour pouvoir espérer entrer au Paradis. Cette considération rétrospective risque de provoquer quelque mépris : quelle aliénante crédulité régnait à cette époque ! », penserez-vous peut-être. Et pourtant… Où en sommes-nous vraiment nous-mêmes ? Suffit-il, par exemple, de s’estimer non-croyant pour ne jamais éprouver de la culpabilité ou parfois se tourner vers le ciel pour demander grâce ? Sentiment et attitude ancestrales peut-être, mais qui aujourd’hui encore évoquent la perte du bonheur.

Actuellement, il est un autre grand maître de l’opinion. Jusqu’où les médias (et derrière eux les grands groupes financiers), puisque c’est d’eux dont il s’agit, façonnent-ils nos pensées et gèrent-ils nos existences ? Sans doute nous arrive-t-il d’écouter quelques experts appointés auprès du quatrième pouvoir, ou alors peut-être que les humoristes ou billettistes nous confortent dans notre sentiment d’indignation de bien-pensants, et cela même quand ils nous reflètent une image très peu flatteuse de nos rapports en société. Inutile ici de parler de la publicité qui nous pousse au consumérisme comme s’il s’agissait là, pour nous, de la moindre source de contentement et même, pour les plus désespérés d’entre nous, d’une ultime planche de salut. Dans pareil contexte, parler de liberté de penser a-t-il encore un sens ? Et pourtant… c’est aussi notre bonheur qui en dépend.

Effectivement, pourquoi évoquer ces divers types de conditionnement de l’esprit lorsque notre propos est de parler du bonheur ? En fait, ce dernier peut s’apparenter à un instinct qui, parce qu’il est fourvoyé par toutes formes de discours, fait paradoxalement le lit de notre malheur. Privation dans l’espérance infinie d’une récompense future (comme mode de vie promu par certains courants religieux) ou bien compulsion (parfois obsessionnelle) aux plaisirs dont l’indice de satisfaction se révèle toujours plus médiocre ? Angoisse de ne pas vivre dans l’euphorie perpétuelle qui nous semble être imposée par les médias, sinon fuir le bonheur de peur qu’il se sauve et se fondre ainsi dans la sinistrose ambiante ? Le bonheur encore comme simple absence de souffrance avant de retomber dans l’ennui ou, au contraire, exaltation liée à un sentiment de puissance qui lui-même ne peut se concevoir sans des moments de résignation face à l’éternel retour du malheur ? Autant de dichotomies sans issue alors qu’une voie médiane est à notre portée : selon Aristote, Saint Thomas et Kant, c’est par l’exercice des vertus morales que l’être raisonnable s’inscrit dans la perspective de la « béatitude » ou du moins se rend digne d’être heureux. Néanmoins, pour suivre un tel chemin de sagesse une conversion est nécessaire.

Transformer notre besoin d’être heureux en une efficace volonté de l’être, suppose avant tout une évolution d’ordre mental voire une mutation de type spirituel. Sans plus jalouser l’autre ni chercher à l’imiter, il s’agira alors de redistribuer nos critères de vie heureuse selon une hiérarchie qui correspondra mieux à notre personnalité, qui conviendra ensuite mieux au parcours que nous nous serons plus sciemment choisi, qui sera enfin plus respectueuse de nos conditions de vie réelles. Par là, il conviendra aussi de rééduquer nos désirs, d’avoir l’intelligence de puiser notre inspiration vitale dans la moindre parcelle de beauté, et même de oublier un peu sa propre tristesse pour essayer de nourrir la joie de l’autre… À l’instar de la liberté, le bonheur se gagne, premièrement, par une prise de conscience des déterminations qui pèsent sur nous et, deuxièmement, par leur reprise en vue de les incliner, de les rendre plus favorables à la pacification de nos existences. Troublante sera dès lors la redécouverte d’un bonheur plus authentique, dégagé qu’il sera des canaux discursifs qui, jusqu’à nous torturer, modélisent notre réalité !

Vos commentaires sont les bienvenus : al.size.af@gmail.com

Prochaine rencontre le 9 mars, à 19h30, dans les locaux de la Bibliothèque.

Thème choisi : « La Décroissance : une perspective trans-économique».

Spectacle voyage

affichemiomandre

Globe-trotteuse infatigable, ses périples, réels ou imaginaires, l’ont emmenée au bout du monde, du Pôle Nord au Pôle Sud. Dans ce nouveau spectacle, son chant gaélique, finnois ou inuit vous envolera vers les pays de grande solitude. Vous rencontrerez Agafia qui vit seule dans la taïga depuis 70 ans… et ces trappeurs qui donneraient leur carabine pour un rêve de femme. Blottis dans l’igloo, vous rirez avec cet inuit malicieux qui a échangé une buche contre 200 rennes.

Au bout du voyage, vous direz peut-être : « On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt c’est le voyage qui vous fait ou vous défait… » Nicolas Bouvier

Regard extérieur : Christian Pierron

Travail de chant : Hanna Bardos Feltoronyi

Coach vocal : Marc Draime